Congrès de l’UFC

2ème Congrès de l’Union des Forces de Changement

par UFCTOGO.COM , le 20 juillet 2008, publié sur ufctogo.com

Le deuxième congrès ordinaire de l’Union des Forces de Changement (UFC) a effectivement démarré ce vendredi 18 juillet 2008 à Lomé au Foyer du cinquantenaire de l’Eglise Evangélique Presbytérienne du Togo (EEPT) paroisse de Nyékonakpoè.

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Très tôt le matin les rues menant au lieu du congrès ont été prises d’assaut par les militants et sympathisants du parti d’« Ablodé » vêtus de tee-shirts, coiffés de foulards ou casquettes aux couleurs du parti.
Plusieurs heures avant l’ouverture des travaux, l’enceinte grouillait de monde et l’ambiance était entretenue par plusieurs groupes folkloriques.
Les choses proprement dites ont commencée avec l’arrivée du président national, Mr. Gilchrist Olympio.
Prennent part à ce congrès, plusieurs délégués venus des quarante fédérations nationales et une délégation de la fédération internationale. Pour la cérémonie d’ouverture, on note la présence des leaders des partis et mouvements de la société civile togolaise dont notamment AGBEYOME Kodjo, Kwassi KPETIGO,Victor Komlan ALIPUI,DADZIE Emile et des chancelleries occidentales en place à Lomé .

Ce congrès se tient à un moment très important de l’histoire politique de notre pays, quelques mois avant la prochaine élection présidentielle. Voilà pourquoi les délégués accordent une place très importante à ce congrès qui définira les grandes lignes directrices du parti en vue des prochaines élections.

Ainsi, au cours de cette assise nationale, les congressistes du parti de « Détia » renouvelleront non seulement les instances dirigeantes du parti mais aussi désigneront le candidat qui portera les couleurs de l’UFC à la présidentielle de 2010 et surtout permettra la mise en branle de la machine électorale de l’UFC pour que la victoire et le changement qu’aspire le peuple soient traduits dans la réalité. Raison d’ailleurs pour lequel le thème du congrès est : « Réaliser le véritable changement au Togo avec le candidat de l’UFC ».

Dans son mot de bienvenue aux congressistes le président du comité d’organisation M. Patrick Lawson a tout d’abord exprimé sa gratitude au peuple togolais et aux partenaires du Togo pour le travail accompli dans le sens de la recherche d’une solution juste et durable de la crise Togolaise .Il a poursuivit en disant que ce congrès est « voulu par les militants du parti animés par le désir de comprendre les nouvelles réalités depuis que l’UFC a fait son entrée a l’assemblée Nationale » et qui veulent « s’imprégner des orientations et des mots d’ordre pour poursuivre notre lutte vers la victoire que le peuple togolais tout entier appelle de ses vœux ».Il a terminé ses propos en rendant un vibrant hommage au président national M.Gilchrist Olympio pour son courage, sa détermination et tous les efforts qu’il ne cesse de déployer pour l’avènement d’une société plus juste et moderne au Togo.

L’intervention du président du Comité d’organisation a été suivie par les messages des partis amis notamment de ID (Initiative et Développement) de AKPOTSUI, le MODENA, (Mouvement pour le Développement National) de Atsutsè AGBOGBLI, le Parti des Travailleurs de Claude AMEGANVI, de l’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI) .La fédération internationale de l’ UFC a aussi délivré son message.

L’un des évènements de cette journée d’ouverture a été la présentation du club des Amis de Gilchrist Olympio dénommé AGO… .Ce club se veut un comité de soutien à la candidature de GO (Gilchrist Olympio) et regroupera en son sein des sympathisants de l’ufc et tout ceux qui oeuvrent pour le changement.

Après les cérémonies d’ouverture les travaux se sont poursuivis en plénière par l’élection du bureau du congrès dirigé par le député de Lomé Me Lawson Georges assisté par le président de la fédération de Tchaoudjo Tcha Mollah et le jeune député de la préfecture de Wawa Mantis Nicolas successivement comme vice-président et rapporteur, suite à la démission du bureau actuel conforment aux statuts du parti.
Apres un débat houleux la plénière a adopté le rapport moral présenté par le secrétaire général sortant Mr Jean-Pierre Fabre et le rapport financier présenté par le trésorier sortant Eusèbe Améléwonou.

Les travaux se sont ensuite poursuis en commission, au nombre de trois :
- La commission Politique Générale dirigé par le député Fofana Bakalayah
- La commission Structures, Organes et moyens d’action du parti par Patrick Djondo
- La commission Election dirigé par Edem Atantsi

Les congressistes se sépareront après l’adoption des différents rapports des commissions en plénière et se donneront rendez-vous demain pour le renouvellement des instances du parti.


DISCOURS D’OUVERTURE DU PRESIDENT NATIONAL DE L’UFC, M. GILCHRIST OLYMPIO

Mesdames et Messieurs les membres du Bureau National de l’Union des Forces de Changement,

Mesdames et Messieurs les Représentants des Partis frères et amis,

Mesdames et Messieurs les Membres du Corps Diplomatique et des Organisations Internationales,

Autorités religieuses et traditionnelles,

Mesdames et Messieurs les Chefs d’entreprises et opérateurs économiques des secteurs public et privé,

Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Non Gouvernementales et des Organisations de la Société Civile,

Mesdames et Messieurs les Représentants des Centrales syndicales,

Mesdames et Messieurs les Présidents et Délégués des Fédérations de l’UFC,

Camarades Militantes et militants, chers sympathisantes et sympathisants de l’Union des Forces de Changement,

Honorables invités,

Mesdames et Messieurs,

En cette année du 50ème anniversaire de la victoire historique du Peuple togolais sur le colonialisme par les élections législatives du 27 Avril 1958, tous les démocrates de notre pays doivent prendre un ferme engagement de tout mettre en œuvre pour que se réalise, lors de la prochaine élection présidentielle en Avril 2010, l’alternance démocratique qu’ils appellent de tous leurs vœux depuis plus de quatre décennies.

Dans cette perspective, il est normal et opportun que l’UFC, héritière du grand mouvement nationaliste qui a conduit le Peuple togolais à l’Indépendance, tienne son 2èmeCongrès ordinaire en cette année de jubilé. Et que le Congrès, instance supérieure du Parti, soit pour elle l’occasion de s’imprégner davantage des valeurs qui la fondent ; de réaffirmer les objectifs qui sont les siens ; de s’accorder sur les stratégies appropriées à suivre ; de mobiliser ses militants dans une action concertée et de mettre tout le Peuple togolais en marche avec elle dans le combat pour obtenir des conditions d’un scrutin juste et transparent et faire valoir ses choix aux prochaines échéances électorales qui devront la conduire à la victoire et naturellement au pouvoir.

Nous ne saurions nous réunir pour envisager ces grandes tâches sans avoir une pensée fidèle et reconnaissante pour les Pères fondateurs de notre Nation et tous nos combattants de la liberté qui, comme eux, nous ont marqués par leur exemple de clairvoyance, de courage, de dévouement et de sacrifice pour la cause de l’Ablodé. C’est à l’aune de leurs actes que nous saurons répondre aux aspirations actuelles du Peuple togolais.

C’est l’occasion d’exprimer notre profonde reconnaissance à tous les pays et peuples amis. C’est également l’occasion de renouveler, à travers leurs représentants ici présents, notre gratitude aux gouvernements, aux organisations internationales gouvernementales et non gouvernementales, aux associations de la société civile, aux organisations syndicales, aux organisations de la presse et aux partis politiques amis. Tous témoignent de l’intérêt pour le combat de l’UFC et attendent d’elle de s’organiser pour préserver effectivement la victoire du Peuple togolais.

Mesdames et Messieurs,

Chers Congressistes,

Telles sont justement les préoccupations de l’UFC depuis qu’elle participe aux consultations électorales sous le régime de dictature du parti au pouvoir et obtient malgré tout du Peuple des votes francs et massifs qui lui sont toujours volés de la même manière avec un cadre électoral antidémocratique, un découpage électoral inique et des fraudes massives accompagnées de violence.

Cependant, consciente de sa grande force politique dans tout le pays et en même temps soucieuse de la sécurité des populations civiles toujours victimes des répressions sanglantes à la moindre protestation contre ces fraudes, l’UFC a toujours donné la preuve qu’elle sait s’écarter des voies des confrontations violentes pour privilégier la recherche de solutions par le dialogue, voire user des méthodes de prévention des conflits pour proposer avec l’appui de la Communauté internationale que soient déterminées au préalable les règles du jeu avant, pendant et après les consultations électorales.

Selon l’UFC, et comme il en est de l’avis général, c’est la seule manière de garantir la paix et la sécurité qui sont indispensables au développement économique et social de tout peuple et de tout pays. Malheureusement, nous constatons que le pouvoir en place au Togo ne le comprend pas ainsi ; lui qui modifie selon son bon vouloir les conditions d’éligibilité pour écarter certains candidats avant les scrutins ; qui tronque les résultats des votes pour confisquer le pouvoir ; qui impose les conditions des élections, par le biais de structures dans lesquelles l’UFC se retrouve minoritaire ; qui assujettit les populations au mépris de leurs droits de citoyens, et qui ne se préoccupe guère de la montée galopante du coût de la vie que nos populations subissent très durement.

C’est le lieu de se féliciter des initiatives concertées du Bureau National et du Groupe parlementaire UFC pour relayer les préoccupations des populations concernant, la cherté de la vie, la corruption généralisée, les délestages, les carences des services sociaux, l’état des routes, les inondations, l’insécurité, etc.

Si aujourd’hui, les libertés de parole et de circulation semblent ne pas souffrir d’entraves majeures, nul ne sait si des milices armées et aux ordres ne vont pas rééditer les violences des périodes électorales, notamment celles particulièrement meurtrières de la dernière élection présidentielle d’Avril 2005. Prenons garde, le Peuple togolais n’est pas différent des autres. Il pourrait arriver un moment où, à l’instar d’autres régions du monde, aucune répression quelque violente qu’elle soit ne puisse contenir le soulèvement des populations excédées.

Le Peuple togolais doit donc se mobiliser pour mettre un terme à ces méthodes de gouvernement antidémocratiques et répressives du pouvoir. Deux Instruments nous y engagent aujourd’hui avec le soutien de la Communauté Internationale. Les 22 Engagements pris par le gouvernement vis-à-vis de l’Union Européenne et l’Accord Politique Global (APG) issu du dernier Dialogue Inter togolais. Tous les deux, appuyés par les recommandations des rapports des missions d’observation électorale de l’UE, préconisent des réformes visant à améliorer le cadre électoral et à instaurer la démocratie, l’Etat de droit, la bonne gouvernance et le respect des droits de l’Homme dans notre pays.

Ces réformes sont nombreuses, couvrant un vaste champ, d’une part, constitutionnel pour ce qui concerne notamment les conditions d’éligibilité du Président de la République, la désignation et les attributions du Premier ministre, la Cour constitutionnelle, le régime politique et, d’autre part, institutionnel pour la justice, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication, l’armée et les forces de sécurité, le statut de l’opposition, le financement public des partis politiques. Et j’en passe.

Aussi, faut-il dès à présent convenir pour leur discussion, leur élaboration et leur adoption, non seulement d’un cadre qui tienne compte des expériences du passé et qui reflète les résultats officiels des dernières élections législatives, mais également d’un calendrier précis afin d’éviter que le scrutin présidentiel de 2010 se déroule aux conditions iniques des dispositions de la Constitution et du Code électoral en vigueur et que perdurent les institutions antidémocratiques et antirépublicaines que le Peuple togolais combat.

En effet, alors que les dernières élections législatives ont confirmé l’UFC comme la principale force politique du pays, nos regards se tournent vers la présidentielle de 2010 dont l’APG, dans ses insuffisances, n’a pas formellement fait état.

L’APG prévoit toutefois, que toutes les Institutions issues du Dialogue Inter togolais et des élections législatives du 14 Octobre 2007 s’emploient à mettre en œuvre les réformes. A cet égard, et compte tenu des forces politiques réelles qui se sont dégagées lors de ces élections, l’UFC propose que les discussions bilatérales avec le parti au pouvoir, qui ont balisé la voie à la tenue du Dialogue et à l’adoption de l’APG, reprennent au plus tôt, afin de faciliter une fois encore, les discussions pour la formulation des projets de textes fondamentaux par le gouvernement et les délibérations dont ceux-ci feront l’objet à l’Assemblée nationale.

Tout en anticipant par nos avis et conseils, comme nous venons de le faire, sur certains domaines des réformes, nous devons également réagir promptement à toute initiative du gouvernement dans tous les autres. Ainsi par exemple, les mesures en vue de favoriser le pardon et la réconciliation nationale, pour lesquelles le Chef de l’Etat a lancé des consultations pour la création d’une Commission Vérité- Justice-Réconciliation.

Cette Commission devant être l’institution centrale de la lutte contre l’impunité, recommandée à la fois par les Nations Unies et l’APG, il faudra veiller à ce que sa composition et son fonctionnement ne faussent ses résultats par l’influence de ceux-là mêmes qui ont commis les actes incriminés et par la reconduction d’une justice aux ordres. En d’autres termes, cette démarche qui est fondamentale pour le changement tant attendu dans notre pays, doit être assortie d’obligations de résultats objectifs, seules conditions pour ramener, après plus de quatre décennies de crimes politiques, économiques et sociaux, la paix et la réconciliation pour un développement participatif dans une démocratie apaisée.

Nous avons déjà fait état de nos préoccupations quant au déroulement du processus engagé. Nous continuerons d’en suivre les diverses étapes, tout en restant extrêmement vigilants et prêts à nous en démarquer dès le constat d’un dévoiement susceptible de compromettre les intérêts des populations.

A cet égard, il importe de souligner qu’une véritable réconciliation nationale ne saurait se concevoir sans l’élimination de toutes les mesures discriminatoires et d’exclusion introduites unilatéralement dans le cadre électoral par le régime RPT. Voilà pourquoi le processus vérité, justice et réconciliation doit être mené de front avec l’adoption et la mise en œuvre des réformes constitutionnelles et institutionnelles.

Le Congrès doit donc impérativement étudier les moyens de mobiliser toutes les pressions politiques internes et externes pour l’aboutissement rapide des réformes constitutionnelles et institutionnelles sans oublier la tenue rapide des élections locales.

Mesdames et Messieurs,

Chers Congressistes,

Depuis les dernières élections législatives du 14 Octobre 2007, l’UFC est représentée pour la première fois à l’Assemblée nationale. Je tiens une fois encore à féliciter au nom du Parti et en mon nom personnel nos représentants élus. Nous ne manquerons pas de rappeler à tout instant les manœuvres frauduleuses de ces élections dont les résultats officiels ont attribué 27 sièges à l’UFC et 50 au RPT, alors que, les deux partis sont crédités pratiquement du même nombre de voix.

Cependant, ce qui importe aujourd’hui, c’est ce que nous ferons pour que, dans une Assemblée dominée par le RPT qui n’a aucune culture démocratique, les actions de nos députés puissent répondre aux aspirations profondes du Peuple Togolais que l’UFC incarne avec force conviction. Les populations togolaises aspirent à la sécurité pour la paix civile, à des réformes modernes et justes des institutions républicaines pour éclairer leur avenir et à un progrès démocratique et partagé de leur environnement naturel, politique, économique et social pour assurer leur bien-être.

Nous avions longuement exposé ce sujet à l’attention de nos candidats députés lors du Congrès Extraordinaire de leur investiture pour leur donner toute la mesure de la grande responsabilité qu’ils allaient assumer. Aussi, voudrions-nous encore souligner ici que nos députés ne doivent pas réduire leur rôle à des aménagements de forme ou à un simple enregistrement des propositions ou des projets de lois qui leur sont soumis.

Notre tâche essentielle dans ce contexte, est de porter régulièrement à la connaissance des populations, toutes les initiatives prises et tous les efforts déployés par les députés UFC.

C’est la première fois dans l’histoire de notre pays qu’une authentique lignée du parti des Pères de notre Indépendance qu’est l’UFC participe à la vie d’une Institution du Pouvoir d’Etat. Il faut donc que chacune des actions de nos députés traduise les aspirations du Peuple togolais et soit fidèle à l’idéologie de notre Indépendance.

Une étroite relation de travail doit s’établir entre nos députés et notre Parti, à travers son Comité politique, pour procéder à des réflexions sur toute préoccupation de nos populations qui pourrait faire l’objet de propositions de loi de leur part ou d’autres propositions ou projets de loi en délibération à l’Assemblée nationale. Ainsi nos députés se nourriront-ils à la fois de l’opinion publique et des responsabilités que le Parti sera en mesure d’assumer en la matière.

Mesdames et Messieurs,

Chers Congressistes,

L’UFC a été créée comme parti politique avec la vocation de conquérir le pouvoir et de l’exercer en s’attachant à l’idéologie des Pères de l’Indépendance et Fondateurs de la Nation, selon laquelle la modernité et le progrès doivent procéder de l’authentique tradition de l’Ablodé qui a rassemblé le Peuple togolais pour un combat de libération, d’émancipation et de développement dans le respect des valeurs qui élèvent l’être humain.

Le Peuple togolais partage pleinement l’orientation que l’UFC imprime à sa lutte parce qu’il en connaît l’origine historique. Toutes les couches de la Nation y adhèrent massivement, encadrées par des responsables avisés qui relayent efficacement les mots d’ordre du parti et organisent l’implantation de ses structures sur toute l’étendue du territoire national. Il n’est donc pas surprenant de constater que l’UFC est la première force politique dans notre pays. C’est l’occasion pour moi de féliciter très chaleureusement tous les artisans de cette réussite.

Nous avons été à des batailles électorales et nous irons encore à d’autres. Compte tenu de nos stratégies et de notre état d’esprit, je suis persuadé que cette fois-ci, notre victoire sera concrétisée comme ce fut le cas le 27 Avril 1958 pour le peuple togolais.

Ce Congrès est donc celui du lancement de notre préparation pour l’échéance présidentielle de 2010. Nous y ferons une évaluation de nos forces et de nos faiblesses afin de prendre les dispositions requises pour aller à la victoire.

Aujourd’hui, l’UFC n’est plus ce qu’elle était quand, il y a quelques années, nous avions conçu ses statuts et textes fondamentaux, et mis en place ses structures de fonctionnement. Elle a enregistré un grand nombre d’adhérents, y compris des femmes et des jeunes qui font montre d’une bonne éducation politique et d’une volonté certaine d’assumer des responsabilités du niveau des cadres du Parti. Nous nous félicitons de ces progrès mais devons nous adapter pour répondre aux grands défis de l’heure.

A cet égard, un travail a été accompli au niveau des instances compétentes du Parti pour réadapter les textes, fixer les responsabilités des organes centraux et décentralisés ainsi que celles des divers postes à remplir.

Il s’agira de mettre en place une structure de concertation et d’action aux segments décentralisés pour une très grande efficacité de fonctionnement avec une ouverture à toutes les compétences dans l’esprit d’une parité homme/ femme. Il s’agira également de donner à la jeunesse la place qui est la sienne en vue de préparer la relève. Il s’agira enfin, de poursuivre les efforts visant à systématiser l’usage des langues nationales dans nos instances pour impliquer le plus grand nombre et enrichir le débat.

Ce processus requiert le recensement des ressources humaines à partir des travaux des sous-sections, des sections et des fédérations. Cela facilitera la mobilisation des expertises nécessaires à la mise en œuvre de nos stratégies dans tous les domaines d’action sur le plan régional et national.
Enfin, l’UFC s’est affirmée au fil des années et à l’expérience de la nature et des exigences de son combat, comme le leader de l’opposition démocratique dans notre pays. C’est une preuve appréciée de la confiance du Peuple togolais qui s’est notamment manifestée par le suffrage qu’elle a reçu aux dernières élections législatives. L’UFC sera en consultation permanente avec toutes les forces de changement et continuera inlassablement de jouer ce rôle en oeuvrant à leur rassemblement.

De même, l’UFC continuera à discuter en toute responsabilité avec le parti au pouvoir de tout ce qui touche aux intérêts supérieurs du pays et, si cela est nécessaire, avec d’autres corps de la Nation dont nous connaissons les problèmes, notamment l’armée et les autres forces de sécurité qui ont la noble mission constitutionnelle de protéger le Peuple togolais tout entier.

Mesdames et Messieurs,

Chers Congressistes,

L’UFC demeure plus forte et plus saine que jamais en son sein face à l’adversité et aux enjeux de demain. Des chocs externes ne nous épargnent pas. Quant aux émulations internes qui la secouent de temps à autres, elles sont, si de bonne foi, des actes bénéfiques de la volonté de changement qui pousse chacun de nous à la recherche de l’amélioration et du progrès. L’essentiel est de savoir canaliser toutes ces énergies pour les mettre à bon escient au service du Parti et du peuple togolais.

Je me souviens toujours, avec un profond sentiment de reconnaissance, du petit groupe que nous étions à la direction du Parti à nos débuts, face à une tâche immense à accomplir. Grâce à nos efforts et à notre dévouement, cette direction s’est élargie et va certainement l’être davantage du fait de tout l’espoir que l’issue de notre combat suscite. Tant mieux si nous sommes plus nombreux demain en rang de bataille pour aller à la conquête du pouvoir pour la démocratie, cet autre nom de l’Ablodé.

Je salue très chaleureusement les personnalités ici présentes qui, dans une démarche individuelle ou collective, ont rejoint ou envisagent de rejoindre les rangs de l’UFC ou encore, celles qui ont choisi de demeurer dans des structures sœurs pour participer à notre combat commun. Je pense tout particulièrement à nos amis de l’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI), avec qui nous sommes en discussion pour un rapprochement.

Je remercie très sincèrement toutes les personnes, membres ou sympathisants de l’UFC, qui ont pris le soin de m’adresser des contributions écrites ou ont bien voulu s’entretenir avec moi au sujet de la vie de l’UFC et de son organisation pour mieux préparer la victoire.

Pour ma part, je suis plus que jamais confiant et mets toute mon énergie au service de l’UFC pour aider le Peuple togolais à recouvrer sa dignité et pour que vive notre pays, le Togo, que j’aime et continuerai de servir de toutes mes forces.

Je déclare ouverts, les travaux du 2ème Congrès ordinaire de l’Union des Forces de Changement.

ABLODE ! ABLODE !! ABLODE GBADJAAA !!!


UNION DES FORCES DE CHANGEMENT (UFC)
59, Rue Koudadzé, Lomnava
http://www.ufctogo.com BP 62168 Tél./Fax 221 33 32 Lomé

2ème Congrès ordinaire de l’Union des Forces de Changement

Lomé, les 18 et 19 Juillet 2008

PROGRAMME DES TRAVAUX

Vendredi 18 Juillet 2008

07h00-08h00 : Vérification des mandats des délégués

08h00-08h30 : Mise en place terminée

09h00-10h00 : Cérémonie d’ouverture

Minute de silence,
Prières de circonstance,
Hymne national

Intermède

Mot de bienvenue par le président du Comité d’organisation
Messages des partis politiques
Message de la Fédération Internationale de l’UFC

Intermède

Discours d’ouverture du Président National

10 h 00 – 10 h 30 : Suspension de séance
Pause café

10 h 30 - 13 h 30 : 1ère séance plénière

Mise en place du Bureau du Congrès

Lecture et adoption de l’ordre du jour

10 h 40 – 11 h 30 : Présentation du rapport moral par le Secrétaire Général

11 h 30 - 12 h 00 : Présentation du rapport financier par le Trésorier Général

12 h 00 – 13 h 30 : Débat général

13 h 30 - 14 h 00 : Mise en place des commissions :

- Commission Politique Générale

- Commission Structures, Organes et Moyens d’Action du Parti

- Commission Elections

14 h 00 – 14 h 30 : Pause déjeuner

14 h 30 – 18 h 30 : Travaux en commissions

18 h 30- 20 h 00 : 2ème séance plénière

-  Examen et adoption des rapports des commissions

-  Suspension de séance

Samedi 19 Juillet 2008

08 h 30- 13 h 30 : 3ème séance plénière

-  Renouvellement des organes de direction du parti

-  Désignation du candidat de l’UFC à l’élection présidentielle de 2010

Suspension de séance

-  Lecture et adoption du rapport général

-  Lecture et adoption des résolutions, recommandations et motions

13 h 30 – 14 h 30 : Pause déjeuner

15h30 – 17 h 30 : Cérémonie de clôture

15h30 – 16 h 00 : Installation des invités/ Mise en place terminée

16 h 00 – 16 h 45 : Lecture du rapport général

Lecture des résolutions, recommandations et motions

Intermède

17 h 00 : Discours de clôture du Président National

Intermède

Prière de clôture

Hymne National

Fin des travaux du Congrès

17h30 – 18 h 30 : Rencontre du Président National avec la presse

 

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