08/05 - 12/05

Revue de la presse togolaise - Semaine du 8 au 12 mai 2000

par La rédaction UFCTOGO.COM , le 12 mai 2000, publié sur ufctogo.com

 

SOMMAIRE

FACILITATION
- Déclaration de l’Union européenne sur les progrès du dialogue Intertogolais (Le Regard)
- Les membres de la CENI (opposition et RPT) La CENI est mal partie (Crocodile)
- Majorité des 4/5 : Un sérieux obstacle pour la CENI (Politicos)
SOCIETE
- Les Togolais ont besoin d’une nouvelle "Révolution" (Nouvel Horizon)
- Le général Walla organise des élections en plein air (Le Scorpion)
- Le ministre Olympio a demandé à genoux pardon (Abito)
- Grève des enseignants de la FESEN(Crocodile)
PRESSE
- Hommage aux "avocats de la liberté d’expression"(Le Regard)
- De l’inopportunité d’une convention collective pour la presse privée(Carrefour)
DROITS DE L’HOMME
- Togo : Une année de réduction au silence sur l’aggravation de la situation des droits humains à l’approche du sommet de l’OUA.(Carrefour)
ECONOMIE
- Les investisseurs boudent le Togo(Telex Confidentiel).
- Hausse du prix des produits BB (Crocodile)
- Décisions prises au Conseil des ministres (Togo Presse)

FACILITATION

Déclaration de la Présidence au nom de l’Union européenne sur les progrès du dialogue Intertogolais

"l’Union européenne se félicite de la promulgation du nouveau code électoral au Togo et encourage toutes les parties au dialogue Intertogolais à participer activement au Comité paritaire de suivi ainsi qu’à la création de la Commission électorale nationale indépendante Une fois installée la Commission électorale nationale indépendante, l’Union européenne estime que les conditions seront en place pour la fixation de la date des élections comme prévue par l’Accord-cadre de Lomé. L’Union européenne exprime sa disponibilité à poursuivre son appui aux travaux des facilitateurs, dès lors que toutes les parties du dialogue Intertogolais le désirent, ainsi que d’examiner les possibilités d’un soutien financier au processus électoral pour autant que le principe d’une assistance chargée d’identifier ces mesures à Lomé soit accepté par les partenaires togolais. (...)." (Le Regard, n° 180 du 09 au 15 mai 2000)

Les membres de la CENI (opposition)

"Le 04 mai 2000,le Comité paritaire de suivi a transmis au gouvernement les noms des personnalités désignés pour la CENI. Le CPS demande au gouvernement de prendre des dispositions utiles afin de transmettre ces noms à l’Assemblée nationale en vue de la nomination des intéressés comme le prévoit la loi n° 20000-07 portant code électoral. Le CPS invite par ailleurs le gouvernement à prendre les dispositions nécessaires pour permettre l’installation de la CENI dans les meilleurs délais. La balle est donc dans le camp du pouvoir en place. 1. M. Arthème Séléagodji Ahoomey-Zunu (CPP) juriste et économiste. 2. Mme Henriette Kuévi (CPP) : ingénieur spécialiste des travaux statistiques, fonctionnaire à la retraite 3. M. Léon Foli (CDPA) : juriste universitaire, doyen de la faculté de droit de l’université du Bénin. 4. M. Boutchou Sibabi (CDPA) est ingénieur informaticien, chef de la Division exploitation à la direction de la gestion informatique du personnel et de l’emploi. 5. M. Tadjoudine Ali-Diabacté (CAR) : professeur d’Epistémologie à l’université du Bénin 6. Dr Kokou Sénémé Amaglo (CAR) est médecin au CHU de Lomé Tokoin service ORL. 7. M. Lardja Henri K. Kolani (PDR) : professeur de lycée (Histoire et Géographie). 8. M. Tikpi Atchadam (PDR) : juriste, 9. M. André Dovi Kuévi (UFC) est administrateur civil de classe exceptionnelle à la retraite. 10. M André Kouassi Johnson, (UFC) : enseignant, professeur d’Anglais." (Le Regard, n° 180 du 09 au 15 mai 2000) Identité des membres de la future CENI (pouvoir - ndrl) "Bitokotipou YAGNINIM ; enseignant de formation et natif de Bapuré dans le Bassar Essohanam Comla PAKA : directeur de cabinet au ministère de l’Agriculture Dirèm KADJAMA : il fut fonctionnaire ayant exercé à l’Hôtel Ecole le Bénin avec rang de directeur administratif Egbao BIDAMON : ancien directeur du Centre national des oeuvres universitaires (CNOU) Raphaël SAMBIANI : un autre inconnu que nous aurons l’occasion de présenter Akrima KOGOE : un homme bien connu du monde estudiantin. Enseignant à l’UB, M Akrima Kogoé est membre de la Haute autorité de l’audio-visuel et de la communication (HACC) Capitaine Akila Agbao BOKO : un officier de gendarmerie Takpa BOUTOURA : Personnalité inconnu du grand public Abalo Pgnakiwe PETCHELEBIA : un magistrat de formation toujours en activité Koffi Essozolim MELEBOU : ingénieur-pédologue, il a exercé à l’Institut national des sols (INS) à Lomé Cacaveli." (Crocodile, n° 481 du jeudi 11 mai 2000)

La CENI est mal partie

"De l’avis général, le capitaine Akila Boko est un bon militaire d’un très bon niveau intellectuel. Il a d’ailleurs un doctorat de droit. Ce qui est très rare dans les armées africaines. (...) En se faisant choisir par le RPT au pouvoir pour le représenter à la CENI, le capitaine Boko se présente comme un militaire partisan au service du RPT. Sinon est-ce que l’opposition peut également désigner un militaire parmi ses dix membres ? Le fait pour le RPT de désigner un militaire, démontre également que l’armée togolaise n’a rien de républicain, mais qu’elle n’est qu’un instrument utilisé contre les citoyens et l’opposition. La question reste la même pour le magistrat Pétchélébia. Selon l’article 118 de la Constitution à l’aliéna 4, "les magistrats en activité ne peuvent remplir d’autres charges publiques ni exercer des activités privées lucratives en dehors des cas prévus par la loi, ni se livrer à des activités politiques publiques." Ceci dit, le magistrat ne doit pas s’engager dans la politique partisane." (...) Selon des sources proches des partis de l’opposition, la question d’incompatibilité de ces deux membres a été soulevée au CPS, mais pour ne pas en faire un point à l’ordre de rupture, l’opposition a juste fait remarquer l’incompatibilité. Au RPT des sources officieuses prétendent que c’est pour faire présider la CENI par ces deux messieurs "neutres" qu’ils ont été désignés." (Crocodile, n° 481 du jeudi 11 mai 2000)

Majorité des 4/5 : Un sérieux obstacle pour la CENI

"Le cas de la CENI n’aurait suscité aucune inquiétude si elle n’était politisée à outrance. Au vue des débats houleux, qui ont eu lieu autour de la composition et des compétences de la CENI, débats qui du reste ont failli faire chambouler tous les acquis du dialogue intertogolais (...) Il est à craindre que la Mouvance présidentielle et l’opposition, pour des raisons politiques se confinent à se contrer mutuellement. Ce problème se trouve plus accentué avec la majorité des 4/5 à laquelle les décisions de la CENI doivent être prises. La composition de la CENI ne peut en aucun cas permettre d’obtenir la majorité des 4/5. C’est presque l’unanimité ! 4/5 des vingt membres supposent donc que 16 membres donnent leur assentiment avant qu’une décision ne passe ; Si la Mouvance présidentielle peut compter sur ses dix représentants, il lui manque 6 bonnes voix pour faire basculer la balance en sa faveur. Elle ne peut certainement pas espérer un soutien du CAR, encore moins de la CDPA et de l’UFC. Par contre, la CPP et le PDR qui font bande à part au sein de la classe opposante qui ont l’apparente volonté de vouloir un dénouement heureux et rapide de la crise togolaise, peuvent dans une certaine mesure ajouter leurs voix à la Mouvance présidentielle à la condition que la position de cette dernière soit un peu proche de la leur. L’opposition pour sa part devra dans un premier temps surmonter ses divergences intestines qui l’ont rendue hétéroclite, avant d’espérer glaner 6 voix de son adversaire. Ce qui relève en l’état actuel des chimères. Dès lors, cet obstacle, qu’on peut estimer rédhibitoire ne peut être contourné que par le jeu des compromis. Le premier test qui permettra aux togolais et aux observateurs étranges de la scène politique du Togo de jauger de la capacité de compromis des acteurs politiques du pays sera sans nul doute l’élection du président de la CENI. De l’avis de plusieurs, il serait ardu, voire impossible que le président vienne de la Mouvance présidentielle, de l’UFC de la CDPA ou du CAR, en raison du degré de rivalité qui existe entre ces partis politiques. En revanche, il est plus plausible qu’il provienne de la CPP ou du PDR. Dans tous les cas le scrutin risque d’être difficile". (Politicos, n° 85 du 12 mai 2000)

SOCIETE

Les Togolais ont besoin d’une nouvelle "Révolution"

"Le 05 octobre 1990, le peuple togolais comme un seul homme s’était levé pour dire non à la dictature qui le régentait depuis des lustres. Le soulèvement populaire était total et complet. C’était l’affaire de tous. Le régime qui avait mis des décennies à s’enraciner à été rudement éprouvé. (...) Les forces de sécurité ont été lâchées contre de paisibles citoyens qui ne réclamaient que davantage de liberté et de bien-être. Il y a eu des blessés, des mutilés et des morts. Mais le peuple n’avait pas baissé les bras. (...) L’une des erreurs de la classe opposante togolaise est de n’avoir pas maîtrisé tout l’appareillage devant conduire à déboulonner le régime qui bouclait déjà un quart de siècle aux affaires. A cela, il faut ajouter des dysfonctionnement dûs à l’incohérence des actions menées par les uns et les autres, l’improvisation et le manque d’une stratégie mûrie avec toute l’attention requise. C’est ainsi que, au fil des temps, la détermination populaire s’est érodée. Le peuple lassé par les errements de ceux en qui il croyait a fini par se démobiliser. Non pas qu’il n’a plus soif de liberté. Non pas qu’il préfère aujourd’hui le RPT. Loin de là. Le peuple togolais a soif de changement et de changement vrai. Seulement après 10 ans de lutte contre un régime trentenaire qui, pendant tout son règne, n’a pu lui procurer un minimum de bien être, une question se pose. Que peut-on encore attendre aujourd’hui de ceux qui se partagent le landernau politique togolais ? Il est clair que le pouvoir RPT aux affaires depuis le temps qu’on sait, n’a rien de nouveau à proposer aux Togolais. (...) Côté opposition, le tableau n’est pas trop gai non plus. Qu’ont fait les leaders jusqu’à ce jour pour aider le peuple à terrasser la dictature ? Pas grand chose en réalité. Certains d’entre eux n’ont-ils pas simplement dévoyé la lutte par leur égoïsme et leur refus délibéré de réalisme ? Aujourd’hui, dix ans après l’enclenchement de la lutte pour la démocratie, chacun devra faire une introspection, une analyse critique de son action dans le combat du peuple. Selon l’avis général, le bilan est en deçà des attentes. D’où la question qui survient à nouveau. Que faut-il encore attendre de ces leaders ? Notre propos n’est pas de dire que ces braves fils du pays n’ont rien fait de positif. Loin s’en faut. Mais ils ont une obligation de résultat. Et le constat aujourd’hui c’est qu’ils n’ont pas rempli leur contrat. Ils n’ont pas pu terrasser la dictature. Ils ont certes affaibli le pouvoir. Mais ils ne l’ont pas vaincu. Le grand défi à relever aujourd’hui est d’amener un changement vrai au Togo. Le peuple saura gré à tous ceux qui, ayant épuisé leurs cartes, se retirent pour céder la place à des têtes beaucoup plus crédibles. La lutte a besoin d’une nouvelle dynamique devant conduire à une révolution dans son expression la plus positive. C’est là, la voie du salut, le chemin pour une issue heureuse de la crise récurrente que traverse actuellement le pays. Les ressources ne manquent pas pour ce faire. Dès qu’il y aura des hommes nouveaux, la confiance renaîtra pour engager de nouveaux combats en ayant à la mémoire, l’expérience des dix dernières années. L’espoir est toujours permis." (Nouvel Horizon, n° 25 du 12 mai 2000)

DAPAONG Le général Walla organise des élections en plein air

"Plusieurs blessés graves et des dégâts matériels importants ; tel est le bilan de l’élection le 05 mai dernier du canton de la ville de Dapaong. Présidée par le ministre de l’intérieur et de la sécurité, le général Sizing Marcel Akawilou Walla, cette cérémonie solennelle d’élection aura été l’une des plus spectaculaires qu’à connu une élection de canton dans notre pays. (...) L’affaire traînait et sur instruction du chef de l’Etat, le ministre Walla fut dépêché à Dapaong pour régler ce contentieux. Ce dernier arrivé à Dapaong réuni sur le stade de la ville toute la population pour procéder à une nouvelle consultation. Un comité électoral fut mis en place et le mode de scrutin était que les trois candidats se mettent en place et que les électeurs s’alignent chacun derrière le candidat de son choix. Ce qui fut fait et la remarque était que le candidat Yentchabré a enregistré derrière lui un nombre important de partisans. Coup de théâtre ! Les partisans des candidats malheureux se sont mis à lancer des jets de pierre en direction des partisans de Yentchabré causant des blessés graves devant le ministre Walla et les autorités présentes à cette cérémonie. Le ministre pris alors la décision de proclamer M.Yentchabré élu chef de canton de la ville de Dapaong. Les autres candidats ont alors été déclaré battus forfaits." (Le Scorpion-Akéklé, n° 48 du 08 au 14 mai 2000)

Grève des enseignants de la FESEN

"Les enseignants membres de la Fédération des syndicats de l’éducation nationale (FESEN) ont lancé une grève de mécontentement de 72 heures (les 8,9 et 10 mai). Ils entendent ainsi réclamer. - le paiement des arriérés de salaires - le paiement des allocations familiales des enseignants confessionnels - le versement du reste des indemnités de direction et de détachement aux ayants-droits - le versement des diverses primes des examens scolaires des années antérieures aux bénéficiaires à savoir : 50 % du reste des indemnités 1997-98 à tous les enseignants de tous ordres et de tous degrés de même que les primes des examens professionnels - la formation rapide des commissions devant étudier les conditions d’intégration des enseignants auxiliaires à la Fonction publique et l’élaboration de statut particulier des enseignants. Cette grève a paralysé considérablement les établissements de tous ordres et de tous degrés sur toute l’étendue du territoire. Surtout dans la capitale plusieurs élèves sont restés chez leurs parents à la maison. Certains enseignants attendent 4 mois de salaires, d’autres 6 mois et plus pour d’autres encore." (Crocodile, n° 481 du jeudi 11 mai 2000)

Agression contre le ministre Olympio - Le ministre Olympio a demandé à genoux pardon "

(...) D’après des témoignages recueillis sur les lieux, les quelques rares témoins fiables de la scène ont affirmés que les "atchallans" auraient utilisé une voiture BMW rouge habillée pour mariage. Les plaques de la voiture ont été maquillées. (...) Les deux gardes du corps prétendent avoir rispoté dès que les assaillants ont envoyé leur rafale sur eux. (...) Ils ont prétendu qu’ils ont poursuivi donc les agresseurs et qu’ils ont perdu leurs traces à cause de l’encombrement de la circulation à cette heure. Invraisemblable, car, la rue du commerce s’anime surtout à partir de huit heures du matin et la circulation dans la zone n’est pas du tout encombrante à cette heure là puisque c’est une route à sens unique à plus forte raison, ce ministère se trouve au bort de mer et tous les fonctionnaires pressés d’aller au boulot ne sont plus concernés par la rue du commerce. Deuxième fait troublant, le même policier Apélété, le plus jeune parmi les gardes du corps qui a gaspillé 16 balles pour tirer sur les "agresseurs" dans un rayon de 20 mètres n’a même pas touché un pneu ou égratillé ne serait-ce la peinture de la voiture des "agresseurs", avait dit que son arme était enrayé après la riposte et pourtant c’est avec ce même pistolet enrayé qu’il prétend avoir pris en chasse les agresseurs. Là encore il y a un grand hummmm !!!

(...) Tout le monde sait dans la rue du commerce que l’attaque a eu lieu à 6 h 30 mm, or le ministre prétend lui que c’est plutôt à 4 heures du matin qu’il est allé au bureau. Ce qui est plus grave, l’argument de la circulation ou route encombré n’est plus valable. Donc la poursuite engagée par lui et ses gardes après l’attaque doit être obligatoirement fructueuse. Le ministre a été très téméraire, disons un héros national qui mérite d’être décoré pour sa bravoure car vous venez de subir une agression et vous sautez au volant de la même voiture qui vient d’essuyer les coups de feux et vous poursuivez les agresseurs les mains nues à travers la ville. Ben ! On joue à Zoro ou à Tintin ? C’est vraiment du cinéma !!! Autre fait troublant. Le même jour et à quelques heures d’intervalle de la pseudo attaque, une voix mystérieuse a téléphoné à la police pour signaler le vol d’une voiture appartenant à Abass Kaboua. (...) Or depuis un certain temps, pour mieux intervenir à tout endroit de la ville, la police a été dotée d’un afficheur de numéro et de zone géographique de tout appelant utilisant le numéro vert 17. L’officier de police a signifié à son interlocuteur en ligne qu’il n’est pas à Kotokoucondji mais plutôt dans la zone du collège protestant et que son appel été localisé.

(...) Alors que vient donc faire la Talbot dans cette affaire ? Dans le télescopage que le ministre s’est fait préparer de toute pièce, l’utilisation de la voiture Kaboua Abass était programmée. Seulement, tout porte à croire que la personne chargée d’informer la police du vol de la voiture de Kaboua n’étant pas informée qu’on n’a pas pu voler la voiture d’Abass comme prévu. (...) S’ils avaient pu voler la voiture d’Abass Kaboua, alors les choses vont se corser pour Lomé 2 ! Car (...) cela accréditait tout le complot organisé puisque tout le monde connaît les accointances de Abass Kaboua avec Lomé 2. Eyadéma se laverait avec une tonne et demi de savon "Faniko" qu’il ne serait jamais propre. (...) Que voulait-il en organisant un complot contre lui même ? Attiré les phares de tous les médias sur lui et son parti ? Ben oui ! Il s’est occupé lui-même de cette deuxième partie du complot en envoyant par courrier électronique e mail via internet un peu partout dans le monde, même les chancelleries n’ont pas été épargnées des informations sur l’attaque qu’il a lui même commanditée en se présentant comme victime. (...) C’est dans cette logique qu’il fait louer des taxis-motos qui ont sillonné les quartiers de la ville de Lomé criant que Eyadéma a voulu tuer le ministre Olympio. (...) Confronté le dimanche 07 mai devant les résultats préliminaires de l’enquête le ministre Olympio s’effronda, se mit à genoux en pleurant comme une madeleine, il avoua tout le forfait et implora le pardon du président de la République. Les gardes du corps qui ont pris part sûrement à cette mascarade en jouant au shérif ou à Tintin ont été immédiatement mis aux arrêts de rigueur. Alors que les enquêtes se poursuivaient, le policier Apélété, au cours de la reconstitution des faits a profité de l’occasion pour s’enfuir." (Abito, n° 30 du jeudi 11 mai 2000)

PRESSE

Hommage aux "avocats de la liberté d’expression"

"A l’occasion de la 10ème journée internationale de la liberté de la presse, votre journal a voulu rendre hommage aux "avocats de la liberté d’expression". On pourrait les appeler "journalistes ratés" eu égard aux efforts qu’ils déploient depuis plusieurs années pour défendre la presse en proie à la dérive totalitaire du pouvoir en place, passé maître dans l’art du baïonnement des journaux indépendants et critiques. Ils n’hésitent pas à sacrifier leur énergie et leurs activités pour défendre bénévolement les journalistes devant les tribunaux dont la surbordination au pouvoir politique n’est plus à démontrer. "Les avocats de la liberté d’expression", ce sont ceux-là qui luttent contre l’emprisonnement des journalistes pour délit de presse. (...) Lorsqu’on inventorie les mobiles fallacieux sur lesquels se fondent le pouvoir liberticide pour condamner arbitrairement les journalistes à de lourdes peines (...) on se rend compte que "les avocats de la liberté d’expression" sont les vraies sentinelles de l’Etat de droit. Les avocats dont on parle se sont illustrés par leurs brillantes plaidoiries lors des procès intentés par les autorités togolaises contre les journaux (...) Ils ont toujours été préoccupés par les mesures arbitraires dirigées par le pouvoir contre les journaux (...). Me Adama Doe Bruce ; Me Aquereburu Alexis ; Me Dodji Apevon ; Me Affo Izetou ; Me Koffimessa Devotsou ; Me Sokpoh Vienyemenu Florent Jonas ; Me Attoh-Messan Sylvain. Hommage doit être rendu également à Mes Amékoudji, Martial Akakpo, Alognon et d’autres encore que nous n’avons pas pu joindre." (Le Regard, n° 180 du 09 au 15 mai 2000)

De l’inopportunité d’une convention collective pour la presse privée
"A l’occasion de la célébration de la journée internationale de la liberté de la presse le 3 mai 2000, un certain nombre d’activités, fort constructives, se sont déroulées à la Maison du journalisme à Lomé dont "le lancement de l’élaboration d’une convention collective pour la presse privée". L’objet et l’importance de ce document méritent un débat sérieux et profond, mais le contexte national actuel du Togo n’inspire pas l’opportunité de l’entreprise. (...) Le journal non seulement sera tenu de verser complètement, mais pourrait aussi être condamné à payer des dommages et intérêts et à payer des amendes pour avoir payé un salaire illégal ou pour avoir employé illégalement des agents. Cela serait valable pour toutes les catégories d’agents. C’est le piège de la convention collective pour la presse privée dans le contexte national actuel. (...) La presse privée va se remodeler. Cela ne résultera pas d’une convention collective. Au contraire celle-ci l’étoufferait par des contraintes légales ou conventionnelles auxquelles elle ne saurait faire face. Dans de réelle conditions d’entreprise et de rémunération, aucun titre n’atteindrait actuellement le seuil de rentabilité, même avec un personnel réduit, limité à un rédacteur en plus du directeur ou du rédacteur en chef, de quelques pigistes et d’un agent des services généraux. Cela tient tout simplement à la situation économique et politique du pays." (Carrefour, n° 234 du 11 mai 2000)

DROITS DE L’HOMME

AMNESTY INTERNATIONAL Togo : Une année de réduction au silence sur l’aggravation de la situation des droits humains à l’approche du sommet de l’OUA.

"Depuis que Amnesty international a publié un rapport sur le Togo il y a un an, au moins 25 militants des droits de l’Homme, y compris des syndicalistes, des responsables d’associations d’étudiants et des journalistes indépendants ont été arbitrairement arrêtés ou contraints à l’exil. Certains d’entre eux avaient été torturés en détention. (...) Au cours des trois dernières semaines seulement, Hippolyte Agboh, Directeur de "L’Exilé", un hebdomadaire togolais, a été emprisonné et Lucien Messan, Directeur du "Combat du Peuple" a été contraint à la clandestinité pour échapper à une arrestation. D’autres journalistes, dont Rolang Kpagli Comlan, Directeur de "L’Aurore" et Vigno Koffi Hounkanly, Rédacteur en chef de Crocodile sont rentrés en clandestinité à cause d’une crainte justifiée de la persécution. (...) Deux leaders d’une organisation estudiantine, le Conseil des étudiants de l’Université du Bénin (CEUB) Koumoyi Kpéléfia et Hanif Tchadjobo ont été arbitrairement arrêtés respectivement les 03 et 10 avril 2000. Ils sont détenus à la prison civile de Lomé sous des accusations criminelles. Amnesty international les considère comme des prisonniers de conscience. Les autres responsables du mouvement sont dans la clandestinité ou ont fui le pays. (...)" (Carrefour, n° 234 du 11 mai 2000)

ECONOMIE

Les investisseurs boudent le Togo

"Togo fonds du puits. Surpris par "l’immobilisme" des compagnies pétrolières contactées pour les forages de puits, l’Etat togolais a demandé au ministre des Mines, de l’énergie et des postes et télécommunications, Andjo Tchamdja, et à l’un des fils du numéro un togolais de relancer celles-ci. De la récente tournée en Europe de ses deux émissaires, Lomé a retenu que les majors, qui ne minimisent pas les chances de trouver du pétrole et du gaz au Togo (à la lumière, notamment, des études sismiques réalisées) préfèrent ne pas prendre de risques, pour le moment. D’autant plus que le forage d’un puits de pétrole coûte entre 30 et 40 millions de dollars, soit au bas mot 18 milliards de F CFA.(...) Source : Telex Confidentiel n° 1451 du 10 avril 2000)." (Carrefour, n° 234 du 11 mai 2000)

Husse du prix des produits BB

"La hausse du prix des boissons a fait chuter la vente des produits BB. Selon des sources proches de la société, celle-ci enregistre une chute annuelle de 10 % depuis 1998. La production aussi a reçu le coup ; de 495 000 hectolitres en 1998, elle passe à 457 000 en 1999 et de janvier à avril 2000, elle est estimée à 410 000" (Crocodile, n° 481 du jeudi 11 mai 2000) SOCIAL D’IMPORTANTES DECISIONS PRISES HIER EN CONSEIL EXTRAORDINAIRE DES MINISTRES · Aménagement des taux de cotisation pour améliorer le régime de sécurité sociale · Augmentation du capital du GTA de 100 millions de F CFA à 1,6 milliards de F CFA LE CONSEIL DES MINISTRES DECIDE · La CNSS transformée en un établissement de droit privé · La gestion de la dette publique confiée à la direction du Trésor · Le CHR de Kara devient un CHU "Le conseil des ministres s’est réuni ce jour, 10 mai 2000, à la présidence de la République, sous la présidence du chef de l’Etat. Au cours de sa séance, le conseil a adopté quatre(4) projets de loi, et deux (2) décrets et écouté une communication. (...) Le deuxième projet de loi adopté par le conseil définit le cadre institutionnel et juridique de la Caisse nationale de sécurité sociale. Aux termes de ce projet de loi, la Caisse nationale de sécurité sociale qui est à ce jour une entreprise publique, est transformée en un établissement de droit privé, chargé d’une mission d’utilité publique sous le contrôle de l’Etat. L’objectif poursuivi est d’adapter la Caisse nationale de sécurité sociale aux exigences de la mondialisation et d’établir en son sein des règles saines de gestion. Le troisième projet de loi adopté par le conseil porte transfert de la gestion de la dette publique à la Direction générale du trésor et de la comptabilité publique. Cette attribution précédemment dévolue au Fonds national d’amortissement de la dette publique, sera donc confiée à la Direction générale du trésor et de la comptabilité, conformément aux orientations de l’UEMOA qui recommande que la gestion relève désormais de la compétence des trésors nationaux."(Togo-Presse, n° 5775 du jeudi 11 mai 2000)

 

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