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Made in jamaica

par La rédaction UFCTOGO.COM le 24 septembre 2007, publié sur ufctogo.com

Sorti le 13 juin, ce film de Jérôme Laperrousaz est davantage qu’un simple film musical, plutôt l’histoire d’une terre, la Jamaïque et de son peuple.

Vivant au rythme de ses rêves, de ses colères, de ses désillusions et de son histoire marquée par l’esclavage et les discriminations sociales, la Jamaïque a transmis par ses musiques la mémoire de ses émotions. Et c’est cette dimension que le cinéaste a entrepris de rendre par l’image et surtout par le son. Auteur de plusieurs films remarqués dont « Continental circus » qui reçut en 1972 le Prix Jean Vigo de la meilleure production étrangère et « Prisoners in the Street, Thirld World » sélectionné à Cannes en 1980, Jérôme Laperrousaz s’est entouré, pour raconter cette histoire d’amour d’un peuple pour sa terre, de grands artistes comme Capleton, Alaine, Brick and Lace, Joseph Current, Lowell ’Sly’ Dunbar,, Beresford Hammond, Gregory Isaacs, Bunny Wailer, Bounty Killer, Elephant Man, Toots et Joseph Current,..
L’idée est en fait née en 1977, quand Jérôme Laperrousaz rencontre Marley, « Nous avions décidé de faire un film ensemble, je ne l’ai réalisé que 25 ans plus tard ». Sur une bande son qui domine le film, musique oblige, on appréciera le voyage musical dans le temps et l’espace que nous propose le réalisateur mais aussi de passionnantes anecdotes dans les portraits de Capleton et d’Elephant Man notamment. Se servant en fait des chansons comme d’un script, les stars du reggae représentant avant tout des leaders d’opinion dans les ghettos de Kingston, le cinéaste a dépeint la vie quotidienne du peuple jamaicain, l’esclavage historique mais aussi l’esclavage mental , la pauvreté , la violence, le machisme, l’homophobie. La question des femmes, surtout, revêt toute sa puissance dans le portrait de Lady Saw qui a dénoncé avec violence la condition des femmes et le thème de l’homosexualité. Bannie des radios, des festivals, elle a fini par retourner l’opinion publique en sa faveur. Mais domine avant tout dans ce film d’1h40 le rêve jamaicain, « j’ai prié pour que dieu fasse de moi une star, et il m’a exaucé » (Elephant Man).

Silly

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