Economie

Togolais viens, bâtissons la cité, acte V : savoir, sciences et technologie

par Pascal Kossivi ADJAMAGBO , le 19 juin 2013, publié sur ufctogo.com

Comment faire du sommet mondial de Lomé sur l’économie du savoir la science et la technologie l’évènement le plus prestigieux du second mandat du Président de la République.

 

« L’économie du savoir » est l’économie basée sur l’exploitation économique de la science, la technologie et l’innovation. De ce point de vue, « l’économie du savoir » est l’ultime et valorisation la plus populaire de la science, la technologie et l’innovation.
Ainsi, promouvoir « l’Economie du savoir » en Afrique est pour l’Afrique le moyen le plus rapide et le plus audacieux pour combler son grave déficit de stratégie en matière de science, de technologie et d’innovation. L’Afrique est pour le moment très loin de ce défi de l’intelligence, de l’ingéniosité et de la technologie que constitue « l’économie du savoir », bien que les produits de ce défi en provenance de l’étranger soient convoités et consommés avec avidité partout en Afrique, non seulement par les élites africaines, mais aussi par les masses urbaines et paysannes, comme par exemple la télévision par satellite avec antenne en parabole, le téléphone mobile et l’internet. Dans cette situation, les sociétés africaines semblent condamnées à un statut de misérables parasites, consommant de plus en plus ce qu’ils sont de moins en moins capables de produire. Ainsi, pour faire du rêve de sa « renaissance scientifique, technologique et économique » une réalité, l’Afrique a besoin non seulement de créer et de rendre opérationnel des « centres d’excellences » en science, art et technologie, mais aussi de suivre avec stratégie et méthode, comme dans une compétition de course, le bon exemple stimulant de ses devanciers économiques immédiats que sont les pays émergents de taille continentale comme la Chine et l’Inde, pour exploiter dès à présent les « mines d’or » de « l’économie du savoir », pour produire elle-même les « produits de la connaissance » qu’elle consomme avec avidité, pour créer des millions de nouveaux « emplois du savoir » pour ses enfants qualifiés, pour créer des biens mérités et non volés, ainsi que qu’un vrai développement durable, au lieu d’attendre de l’aide d’autrui, pour faire de « l’économie du savoir » « le fer de lance », « la force de propulsion » et « la force de frappe » de son économie dans la compétition de la mondialisation qui est une véritable guerre économique ne disant pas son nom.

A l’exemple des deux « sommets mondiaux sur la société de l’information » à Genève en décembre 2003 et à Tunis en 2005, et qui a induit des retombées importantes en matière d’emploi et de création de richesse sur les services informatiques en Tunisie, conformément aux « Trois propositions pour renforcer la coopération régionale, continentale et intercontinentale en faveur des sciences de base en Afrique » présentées par votre serviteur à la Conférence d’Addis Abéba du 1er au 4 septembre 2009 (cf. uu.diva-portal.org/smash/get/diva2:393463/FULLTEXT01), il est souhaitable que parmi les missions prioritaires confiées par le Président de la République Togolaise à son prochain Premier Ministre figure l’organisation au plus tard une année après la prise de ses fonctions du premier « Sommet Mondial de Lomé sur l’Economie du Savoir, la Science et la Technologie en Afrique ». Préparé en coordination avec l’Union Africaine, le NEPAD, le CEA (Conseil Economique des Nations Unies pour l’Afrique), l’UNESCO, ce sommet devrait réunir, à l’exemple de celui de Tunis en 2005, les décideurs politiques, financiers et industriels du plus haut niveau mondial, comme les plus hauts dirigeants américains, chinois, européens, indiens, brésiliens, asiatiques, et africains, comme les plus hauts dirigeants des institutions politiques et économiques mondiales, notamment l’ONU, l’UNESCO, l’Union Africaine, le NEPAD, le CEA, la Banque Mondiale, le FMI.

L’objectif principal de ce sommet n’est pas de discuter et de pondre des résolutions sur l’Economie du Savoir, la Science et la Technologie en Afrique », mais de prendre des décisions concrètes et ambitieuses de création d’activité et d’emplois dans tous les domaines de l’Economie du Savoir apportant des valeurs ajoutées économiques à la Science et la Technologie en Afrique, depuis les traitements informatiques des données (permettant la création des offshores informatiques comme en Inde), l’électronique (permettant la création des offshores électroniques comme en Chine, au Japon, en Corée et la création d’usines de produits électroniques pour la consommation africaine), jusqu’à la production de l’énergie sous toutes ses formes (en mettant en particulier l’accent sur la création imminente de la Compagnie Pour l’Energie en Afrique), et les activités des industries chimiques, pétrochimiques et pharmaceutiques (permettant en particulier la création des usines de médicaments génériques comme en Inde), sans oublier les opportunités multiples et variées d’économie du savoir offertes depuis 2010 par le « Projet SKA pour l’Afrique » concernant l’astronomie et basé en Afrique du Sud.

L’effet induit espéré de cet objectif principal est de booster ainsi l’économie général de l’Afrique, ainsi que ta recherche fondamentale et appliquée dans les sciences de base, grâce à la création de centres de recherches spécifiques dans les voisinages des universités ou des « Instituts pour l’excellence » en Afrique, comme en Chine et en Inde, en tendant ainsi vers la solution du problème crucial de la « masse critique des chercheurs » pour la recherche fondamentale et appliquée en Afrique.

Ce premier « Sommet Mondial de Lomé sur l’Economie du Savoir, la Science et la Technologie en Afrique », qui devrait inaugurer une série d’autres avec une périodicité de deux ans, devrait être l’événement le plus prestigieux du second mandat présidentiel en cours, contribuant efficacement au rayonnement diplomatique, économique et scientifique du Togo dans le monde, et permettant au Chef de l’Etat de terminer son second mandat présidentiel en beauté et même en feux d’artifices, resplendissant des éclats de lumière et de prestige de la Science et de la Technologie au service de l’Economie du Savoir.

 

© Copyright Pascal Kossivi ADJAMAGBO

Ingénieur de l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées de Paris
Docteur d’Etat en Mathématiques et Agrégé de Mathématiques Professeur à l’Université Paris 6
Membre du Panel de Haut Niveau de l’Union Africaine pour la Science, la Technologie et l’Innovation

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