Deux ans de prison ferme requis contre un journaliste
Le 29 mai 2001, publié sur ufctogo.comLe procureur de la République togolaise a requis mardi une peine de 24 mois de prison ferme contre un journaliste de la presse privée togolaise, Lucien Messan Djossou, pour "faux et usage de faux", a rapporté un journaliste de l’AFP.
Les sept avocats de la défense ont relevé que "le délit reproché au prévenu (n’était) pas constitué" avant de réclamer la relaxe pure et simple du journaliste.
L’affaire a été mise en délibéré au 6 juin prochain.
Le procès s’est déroulé sans incident mais sous haute surveillance policière.
Journaliste et rédacteur en chef de l’hebdomadaire togolais "Combat du peuple", M. Messan a été arrêté mercredi dernier pour avoir signé un communiqué de l’Association togolaise des éditeurs de la presse privéealors qu’il n’est pas directeur de publication de son journal et n’était donc pas habilité à le faire.
L’ATEPP avait qualifié cette arrestation de "violation des droits de la presse et d’affaire politique ourdie par les services du ministère de l’intérieur, de la sécurité et de la décentralisation".
Le ministre togolais de l’Intérieur, le général Sizing Walla, a réfuté toute arrière pensée politique et affirmé qu’il s’agissait d’une affaire "de droit commun".
L’organisation de défense de la liberté de la presse Reporters Sans Frontières (RSF) a protesté le 25 mai contre l’arrestation de Lucien Messan. Dans une lettre au ministre de l’Intérieur, RSF a estimé que "le motif de son arrestation n’est qu’un prétexte pour faire taire l’une des voix les plus critiques au sein de la presse d’opposition".





