Gouvernement d’Union au Togo : Gilchrist Olympio pose un dialogue en préalable
Le 19 juin 2005, publié sur ufctogo.comLe principal opposant togolais, Gilchrist Olympio, a réaffirmé hier à Paris que sa formation, l’Union des forces du changement (Ufc), ne ferait pas partie du gouvernement au Togo sans un “ dialogue ” préalable et un accord sur les conditions de sa participation. Il devra s’agir, selon M. Olympio, d’un “ gouvernement de transition, chargé de préparer les scrutins à venir, et non un gouvernement d’union nationale ”, a déclaré M. Olympio. Ce gouvernement devra appliquer un “ cahier des charges ”, avec notamment une révision constitutionnelle, et sa durée de vie devra être comprise entre 6 et 18 mois, a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse.
Rappelant que M. Edem Kodjo a été plusieurs fois ministre et Premier ministre du général Eyadema, M. Olympio se demande si ce dernier “ peut avoir l’adhésion populaire pour mener la réconciliation. Est-ce qu’il peut restaurer un État de droit ? (...). Je ne le crois pas ”.
L’Union africaine (Ua) et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) tentent de favoriser la constitution d’un gouvernement d’union nationale. “ L’Ua nous dit : entrez au gouvernement et arrangez les choses de l’intérieur (...) C’est se faire phagocyter ”, a dit M. Olympio.
La Ligue togolaise des droits de l’homme (Ltdh) avait parlé de 800 personnes tuées, un chiffre rejeté par le pouvoir. M. Olympio a indiqué que des “ exactions ” se poursuivaient et que les militants de l’UFC étaient toujours traqués. “ Eyadema est mort ”, mais les “ structures de répression sont intactes ”, a dit M. Olympio.





