Togo : Faure Gnassingbé "renonce" à la présidence
Le 25 février 2005, publié sur ufctogo.comLOME - Le nouvel homme fort du Togo, Faure Gnassingbé, a annoncé vendredi soir qu’il "renonçait" à sa charge de président investi. Il entend ainsi "garantir la transparence" de la prochaine élection présidentielle à laquelle il est candidat pour succéder à son père.
Dans un message télévisé à la Nation, le fils du président décédé Gnassingbé Eyadema a déclaré : "Aujourd’hui le Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir) m’a fait le double honneur de m’élire à sa présidence et de m’investir comme candidat à la présidence de la République" pour l’élection qui aura lieu "dans les prochaines semaines".
"Afin de garantir la transparence de cette élection, son équité, et de donner les mêmes chances à tous les candidats, j’ai décidé de renoncer au poste de président de l’Assemblée nationale assurant provisoirement les fonctions de président de la République", a ajouté M. Gnassingbé.
Le Togo traverse une grave crise de succession depuis le décès le 5 février du président Eyadéma qui a dirigé le pays pendant 38 ans. Dès le lendemain, son fils Faure Gnassingbé a été désigné comme son successeur avec le soutien de l’armée. Ce choix très controversé a été avalisé par la majorité des députés togolais grâce à une révision express de la Constitution.
Cette décision a été très critiquée à l’étranger. L’Union africaine (UA) et la Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont notamment décidé d’imposer des sanctions à l’encontre du régime de Lomé.
Face aux pressions internationales, M. Gnassingbé a annoncé le 18 février qu’il allait organiser une élection présidentielle d’ici 60 jours, tout en restant à la tête du pays.
ATS





