Attentisme de la France face aux reniements des engagements de Gnassingbé Eyadéma
par RFI (France) , le 6 janvier 2003, publié sur ufctogo.comDominique de Villepin, ministre français des affaires étrangères, était l’invité du journal-Afrique de RFI ( Radio France International ), ce jour, lundi 6 janvier 2003. Après avoir évoqué la crise ivoirienne, Christophe Boisbouvier a interrogé Dominique de Villepin sur la politique d’intolérance et d’exclusion pratiquée par le despote togolais…
Christophe Boisbouvier : Vous parliez d’intolérance à propos de la Cote d’Ivoire, il y a aujourd’hui au Togo comme en Cote d’Ivoire, il y a deux ans, une réforme constitutionnelle qui vient d’être adoptée pour exclure le principal opposant de la prochaine présidentielle, comment réagissez-vous ?
Dominique de Villepin : Notre souhait, c’est que la démocratie puisse fonctionner pleinement en Afrique. Des progrès ont été faits au cours des dernières années, et il est important que dans chaque Etat, le jeu démocratique puisse participer à plein, et donc dans les prochaines échéances électorale togolaises, le jeu démocratique soit pleinement appliqué.
Christophe Boisbouvier : Vous souhaitez que Gilchrist Olympio puisse se présenter…
Dominique de Villepin : Nous souhaitons que sur le plan démocratique, les mesures soient prises pour permettre à cette démocratie de fonctionner dans les meilleures conditions.
Christophe Boisbouvier : Gnassingbé Eyadéma avait promis à jacques Chirac il y a 4 ans qu’il ne se représenterait pas, or avec cette réforme,…, la voie est libre pour qu’il puisse se représenter. Votre réaction…
Dominique de Villepin : Nous attendons que des décisions soient prises, et le moment venu, nous nous prononcerons et dirons ce que nous avons à dire.

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